Présentés jusqu’au 9 avril 2022 dans les locaux de la LouiSimone Guirandou Gallery, les artistes « Alun Be » et « Ndoye Douts » offrent « Quiétude et Effervescence… », un duo show qui nous plonge dans la photographie d’histoire de la femme africaine et le récit des régions de Dakar qui entraîne dans l’écume ouest-africaine.

Sous l’objectif de Alun Be, originaire de Dakar, et artiste aux bases multiples. Autodidacte curieux et inventif, dont la vie et l’œuvre se présentent comme un refus confiant du conformisme, du désintérêt et du renoncement. Il a une forte tendance à l’articulation artistique qui l’a poussé à se concentrer sur l’architecture à l’université de Miami où il obtient une double spécialisation en architecture et en art.
Après avoir obtenu son diplôme, il va pour l’Asie et l’Amérique latine. À son retour, cette expérience le pousse à consolider son énergie pour le travail avec son métier d’Architecte, mais il fait face à un accrochage qui suspend sa vie pour un long moment.

Alors, la lecture devient son principal exutoire. À travers les récits qu’il lit, il finit par coordonner l’idée d’obligation à son approche du travail et nous rappelle que tout ce qui nous arrive au cours de la vie quotidienne rayonne sur nous de manière consciente ou inconsciente. Ce constat l’a finalement poussé vers la photographie comme moyen de récupérer ses blessures intérieures en captant celles des autres, mais aussi l’incohérence logique de son environnement général.

dakar « Quiétude et Effervescence... » : la narrative à l’africaine des artistes « Alun Be » et « Ndoye Douts » à la LouiSimone Guirandou Gallery
Dhara (2021), Ndoye Douts, 100 x 100 cm, Collage, pastel, acrylique sur toile

L’artiste N’Doye Douts est sorti de l’École nationale des beaux-arts de Dakar en 1999 en tant que major de promotion. La question métropolitaine de Dakar, la capitale sénégalaise, prend une signification globale dans ses œuvres où il peint et subjugue la ville divagante dans un langage pictural épais qu’il étire dans tous les sens.

La Médina, le quartier de son enfance, est au cœur de ses réflexions. C’est à partir de cette zone, qui ne quitte jamais son cerveau, que sa peinture étudie et modifie les pièges brillants des structures, des matériaux et des tons, les souillures complémentaires du design et de la vie, les lignes autour desquelles la ville s’étire et dérive dans l’espace.

Ces espaces communs qui sont avant tout une agrégation de composants et de couleurs et, malgré le dénuement, apporte un émerveillement qui vient des relations humaines.

Les œuvres de N’Doye Douts se trouvent dans diverses collections publiques et privées, dont la Banque mondiale de Washington, la Fondation Blachère, la Fondation Paul Styfhals, la Fondation Lanka et le Musée Barjola en Espagne.

A lire aussi :  Dineo Seshee Bopape dévoile « Lerato le le golo (…la go hloka bo kantle) » à la Secession de Vienne

Si cet article vous a plu
Pensez à le partager et mettre un like
sur les réseaux sociaux.
Partagez l'article

ON ART est un média 100% indépendant,
financé par ses lectrices et lecteurs.

La meilleure façon de soutenir est
de devenir Tipeuse/Tipeur !

Devenir Tipeuse/Tipeur