« Héritage», une exposition consacrée à honorer un ensemble de photographies nées sous les flashs de grands autoportraitistes africains depuis les jeunes années d’indépendance à nos jours.
André Magnin est galeriste d’art contemporain français et d’art moderne africain, depuis près d’une vingtaine d’années. Il donne carte blanche au talentueux photographe Omar Victor Diop. Ce dernier y présente une cinquantaine d’œuvres relayant les clichés les plus célèbres et avant-gardistes de notre époque. Cette exposition permettra au public de découvrir l’appropriation artistique que s’est permise l’artiste dans son parcours au fil des années. Ainsi, il passe par la mise en avant de ces ainés photographes qui l’ont influencé dans son travail, à savoir : Jean Depara, Seydou Keïta, Malick Sidibé, Mama Casset

Hommage à la photographie avant-gardiste

Les photographies exposées s’inscrivent dans une démarche de reconnaissance des œuvres historiques réalisées et rendant hommage à une tradition, un savoir-faire ancestral qui se perpétue : la photographie de studio africaine.
Elles racontent des histoires en rapport avec la nature et la vie quotidienne africaine, et magnifient par conséquent l’Afrique sous ses multiples facettes. Les concepts sont variés, partant du simple au réservé chez Malick Sidibé, de l’esthéthique pour le nigérian J.D.’Okhai Ojeikere, du vivace au plein d’entrain chez Jean Depara. Quant à Ambroise Ngaimoko, jeune Angolais parti vivre en République Démocratique du Congo (RDC), il deviendra célèbre en inventant une technique lui permettant d’associer deux photos sur une, en réutilisant le négatif à deux reprises.

Omar Victor Diop, le photographe à l’ascension fulgurante

Pour comprendre sa passion pour la photographie, revenons en arrière, plus précisément en 2010. Le jeune artiste est alors âgé de 30 ans et oriente sa carrière vers les arts, après avoir fait des études en finances et en communication d’entreprise.
Tout d’abord, il s’intéresse à la photographie de mode, puis aux essais paysagistes, tout en pratiquant la photographie de studio orientée vers l’autoportrait. En 2011, il présente ses œuvres à la biennale africaine de photographie à Bamako (Mali) et y connaît un grand succès. Dans ses compositions, il fait un clin d’œil à ses débuts dans la mode en revêtant des modèles de déchets et de biens de consommation, dans l’objectif de remettre en question la portée du style vestimentaire en société.

Il poursuit sa lancée en 2013 avec « Studio des vanités », une série d’autoportraits inspirés par les artistes de l’exposition « Héritage». En 2014, c’est « Diaspora » qui lui donnera cette reconnaissance internationale où il se mettra lui-même en avant dans un style plus moderne mais toujours avec cette référence à l’Afrique et à son histoire. C’est dans cet élan qu’il produira « Blues plein d’espoir » en 2015 sur la situation des réfugiés et « Liberty » en 2017 avec des œuvres aux allures de reconquête de la liberté bernée.
Aujourd’hui, sa virtuosité n’est plus à démontrer sur le marché de l’art avec ses nombreuses participations aux biennales et expositions internationales.

L’exposition « Héritage» est ouvert jusqu’au 8 Mai 2021 à la galerie d’art MAGNIN, 118 Bd Richard Lenoir 75011 à Paris.

A lire aussi :  Ces photographes africains contemporains qui remettent en question les attitudes…

Si cet article vous a plu
Pensez à le partager et mettre un like
sur les réseaux sociaux.
Partagez l'article

ON ART est un média 100% indépendant,
financé par ses lectrices et lecteurs.

La meilleure façon de soutenir est
de devenir Tipeuse/Tipeur !

Devenir Tipeuse/Tipeur