Après le succès de son éponyme galerie d’art à Chicago et ses diverses expositions à Londres, la marchande d’art franco-somalienne Ibrahim Marianne ne compte pas s’arrêter. Elle maintient sa ligne directrice : « donner plus de visibilité aux artistes issus des minorités, notamment africaines et de la diaspora » en se joignant à la renaissance de l’avenue Matignon.

Ses diverses expositions sur le territoire américain lui ont permis d’accroître la cote des artistes que représente sa galerie. Désirant s’étendre au marché européen, Ibrahim Marianne envisage y installer une galerie sur trois niveaux, dans un somptueux immeuble haussmannien de Paris. Ce choix fait par la Galeriste est en réponse aux besoins des collectionneurs qui s’intéressent de plus en plus aux œuvres d’artistes africains depuis que la Ville Lumière redevient un véritable hub du marché de l’art. Les liens forts tissés entre les scènes artistiques américaines et européennes offriront ainsi un dialogue plus intime avec ses artistes, les collectionneurs et ses galeries.

Le nouvel espace situé sur la célèbre Avenue Matignon à Paris présentera pour l’ouverture une exposition collective entre l’un des jeunes leaders de l’art africain : Amoako Boafo et d’autres noms tels que Lina Iris Viktor, multidisciplinaire qui combine photographie, performance, peinture, abstraites et même la pratique de la dorure ; Clotilde Jimenez, plasticienne pratiquant l’art du collage sur papier et Ayana V. Jackson, talentueuse photographe et cinéaste qui explore les identités de la diaspora africaine à travers des approches photographiques variées. En présentant ce panel d’artistes à l’exposition d’ouverture de la galerie Ibrahim Marianne en septembre 2021 à Paris, la galeriste réitère sa fidélité à être la voix des minorités notamment africaines et de la diaspora, leur offrant un espace de visibilité sur la scène européenne.


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