Organisé par le commissaire Amè Bell, le pavillon sud-africain mettra en valeur des œuvres de Lebohang Kganye, Phumulani Ntuli et Roger Ballen pour la 59e Biennale de Venise.

Sous la thématique d’un questionnement en lien avec le confinement, la quarantaine et les différentes restrictions imposées par la pandémie de COVID-19 qui ont eu des répercussions négatives dans presque tous les domaines, les expressions artistiques étant particulièrement touchées. Pourtant, le malheur apporte régulièrement des portes ouvertes inventives.

Le désengagement de la personne des collaborations sociales avec ses pairs donne la réalité à une réflexion sincère, réévaluant ce qu’est notre identité, une grande motivation pour nous et comment nous nous présentons au monde. Cette interaction peut révéler des faits secrets qui sont à la base de l’identité personnelle et de l’expression créative individuelle. Tel est le message que l’art sud-africain transmettra par le biais de sa structure à la Biennale de Venise de cette année qui se tiendra en Italie du 23 avril au 27 novembre 2022.

Organisée chaque deux années depuis sa création en 1895, la Biennale de Venise est un événement majeur dans le calendrier des manifestations mondiales et est souvent décrite comme « les Jeux olympiques du monde de l’art ».

Le stand sud-africain a été conçu autour du sous-thème « Into the Light », qui s’intègre à celui de l’exposition, en ajoutant l’élément selon lequel l’isolement et le détachement dû à la COVID-19 peuvent être un véhicule pour les artistes afin qu’ils se lancent dans une auto-évaluation centrée.

Les trois artistes sud-africains qui seront exposés pendant la Biennale de Venise 2022 – en particulier le photographe Roger Ballen, qui interpelle de par son art avec des gravures que des femmes détenues avaient réalisées en grattant la peinture utilisée pour fermer les fenêtres de leurs cellules.

Pour sa vitrine « The Theater of the Apparitions », il a mis au point son propre procédé, en recouvrant du verre de peinture, en découpant le revêtement et en éclairant le verre par l’arrière. Cette stratégie donne naissance à un monde dramatique monochromatique dans lequel les figures de rêve s’attirent avec des spectres ombrageux tourbillonnants aux coutumes inhabituelles.

Dans « B(l)ack to Fairy Tales », Lebohang Kganye se projette et se photographie personnellement comme l’héroïne des fantasmes occidentaux de son adolescence, mais elle situe ces apparitions en un acte dans un township sud-africain. Le milieu de rêve « heureux pour toujours » de la fantaisie se démarque de l’horrible vérité de sa vie de jeune fille dans le township, ce qui met à l’épreuve l’impact inévitable des vieilles histoires légendaires sur notre esprit et notre vision du monde.

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« Godide » de M. Phumulani Ntuli, est une œuvre qui utilise l’animation. Dans ce domaine photographique sensible, M. Phumulani Ntuli se dépeint comme un vaillant voyageur, se débarrassant de ses vêtements africains conventionnels pour se défaire de ses idées sur son propre caractère avant de plonger sous les vagues découpées en papier.
Dans ce domaine de rêve aquatique qui n’est accessible que par l’esprit créatif, il rencontre l’immense variété de caractères personnels, d’affiliations sociaux, de lieux d’appartenance et de conditions d’existence qui sont concevables dans le cadre géopolitique.

De la même manière que les artistes ont mise en avant et entrepris leurs propres excursions de divulgation à la recherche de la vérité créative et ont repensé leur personnalité, l’objectif est d’inciter les visiteurs du stand sud-africain à se lancer dans leurs propres excursions. Grâce à l’utilisation imaginative de l’éclairage, de l’habillage et du plan du stand, l’équipe est dans la perspective de motiver et d’amener les visiteurs à explorer leurs domaines obscurs.


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